Biennale du 9e art : Will Eisner

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Dernière mise à jour : 25/05/2021

Catégorie(s) : Culture/loisirs

Initié avec Winsor McCay, poursuivi avec Jack Kirby, le cycle américain de la Biennale du 9e art se termine à Cherbourg-en-Cotentin avec un hommage à Will Eisner (1917-2005), père du Spirit et figure de proue du roman graphique. Du 28 mai au 29 août 2021, le musée Thomas Henry explore L’Esprit de Will Eisner à travers une centaine d’oeuvres originales qui retracent les 70 ans de carrière de l’auteur, son attachement à sa ville natale, New York, et son influence sur les auteurs contemporains (Miller, Crumb, Kurtzmann…).

 

Pour ce 3e volet du cycle américain que nous avons initié en 2017, nous parcourons l’univers de Will Eisner, dévoile Louise Hallet, conservatrice du musée Thomas Henry, un des premiers musées de Beaux-Arts à avoir fait entrer la bande dessinée dans ses salles. Après les comic strips de Winsor McCay, les super-héros de comic books de Jack Kirby, il était évident de poursuivre avec The Spirit et le roman graphique de Will Eisner. Son oeuvre prolifique qui s’étend sur 70 ans conserve une grande influence sur les auteurs contemporains


Le musée poursuit également sa collaboration avec Bernard Mahé, proche de Will Eisner, et sa Galerie du 9e art Références qui permet de présenter au public une centaine d’originaux inédits.

 

New York en toile de fond

L’Esprit de Will Eisner s’articule autour des temps forts de son oeuvre, en faisant la part belle à New York. Durant un quart de siècle, Will Eisner va produire une multitude de récits centrés sur la vie quotidienne des quartiers populaires new-yorkais. De ses romans graphiques émane une poésie urbaine sombre et décalée, déjà palpable dans ses récits d’aventure policière du début des années 1940. Le Central City du Spirit est totalement inspiré de l’urbanisme de New York, de même que les décors de ses romans graphiques. L’ensemble de son oeuvre peut d’ailleurs être considéré comme un hymne à sa ville natale.
Un New York qui fait écho au passé transatlantique de Cherbourg !

 

Des animations pour tous

 

Des animations pour tous les publics et des visites guidées sont organisées pour explorer l’oeuvre de Will Eisner. Retrouvez toutes les infos dans l'agenda.

En contrepoint du New York sombre de Will Eisner, le musée Thomas Henry, en partenariat avec l’artothèque de Cherbourg-en-Cotentin, propose également Manhattan, une exposition de François Avril au sein du cabinet des estampes. Ces oeuvres dépeignent un New York poétique et idéalisé par le peintre de la bande dessinée.


À deux pas du musée Thomas Henry, l’artothèque de Cherbourg-en-Cotentin présente également une quinzaine de sérigraphies réalisées par les éditions Archives Internationales en hommage aux grands maîtres de la bande dessinée américaine d’avant-guerre, les mêmes qui inspirèrent Will Eisner : Burne Hogarth, Winsor McCay, George McManus et Alex Raymond.

 

Cherbourg et le 9e art

 

Le 9e art s’est ancré à Cherbourg il y a une vingtaine d’années. La Ville a été l’une des premières à rompre les conventions en exposant la bande dessinée dans un musée des Beaux-Arts, le musée Thomas Henry. Initiée avec Enki Bilal en 2002, la Biennale s’est poursuivie avec Schuiten et Peeters en 2004, André Juillard en 2006, Loustal en 2008, Hugo Pratt en 2009, Moebius en 2011 et Tardi en 2013. Elle propose des
expositions monographiques et thématiques qui explorent successivement l’univers d’un grand nom de la bande dessinée.
D’abord consacrée à des figures majeures de la bande dessinée européenne, la Biennale évolue en 2017 en mettant le cap sur les Amériques avec Winsor McCay et initie un cycle consacré aux auteurs américains.
Depuis cette année-là, la Biennale du 9e art s’accompagne d’un festival de pop culture organisé à la fin de l’été, Voyageurs Immobiles, toujours dédié à la bande dessinée, mais aussi aux arts associés, créateurs d’univers graphiques.
En 2019, avec Jack Kirby, La galaxie des super-héros, la Biennale invite le public dans une nouvelle dimension, celle des comics et des super héros, dont beaucoup ont été créés ou co-créés par Jack Kirby :
The Fantastic Four, Captain America, Darkseid… C’est un record de fréquentation pour le musée Thomas Henry puisque 17 755 visiteurs répondent présents.