Jacques-Louise : lancement de la sécurisation de la coque

Dans cette page

Dernière mise à jour : 19/01/2022

Catégorie(s) : La mer

Catégorie(s) : Culture/loisirs

Catégorie(s) :

Mercredi 19 janvier, en début de matinée, le chalutier Jacques-Louise, emblème du patrimoine de la pêche cherbourgeoise, a quitté le bassin du commerce pour la sécurisation de sa coque. Une étape préalable avant le lancement de la restauration. Retour prévu quai de l’entrepôt dans un mois environ avant sa restauration qui débutera au 2e semestre 2022.

 

Remorqué par deux bateaux avec un dispositif encadrant la manœuvre, le chalutier emblématique de la pêche locale classé au titre des Monuments historiques, a vogué destination le terre-plein de Ports de Normandie aux Mielles à Tourlaville où il a été mis à sec.

Les chantiers Bernard procéderont à la sécurisation de sa coque pendant environ un mois.

« Nous avons pris toutes les précautions pour cette manœuvre qui a permis d'acheminer le Jacques-Louise jusqu’à son emplacement pour mise en sécurité de sa coque. Il s’agit de l’étape préalable indispensable avant la restauration du chalutier, afin qu’il supporte le transport vers les chantiers navals qui auront remporté le marché », souligne Catherine Gentile, adjointe à la culture et au patrimoine.

 

La sécurisation de la coque : étape préalable à la restauration du navire

Cette première étape de préservation de la coque par les chantiers Bernard est un préalable nécessaire à tous travaux de restauration du navire. Dans environ un mois, le chalutier reviendra ensuite à son point d'amarrage habituel dans le bassin du commerce. L'opération n'aura aucun impact esthétique sur le navire.

La mise à sec du chalutier permettra aussi de photographier l’état de la coque et des parties habituellement immergées pour compléter le dossier technique de l'appel d'offres de la restauration.

Le chantier de restauration interviendra plusieurs mois plus tard, après le lancement d'un appel d'offres et une validation de la Conservation régionale des monuments historiques (DRAC de Normandie), le chalutier étant classé au titre des Monuments historiques.

« Après avoir été entretenu et géré par l’association Les amis du Jacques-Louise pendant plus de 20 ans, la Ville de Cherbourg-en-Cotentin a racheté symboliquement le chalutier afin de le maintenir dans un bon état de conservation. Une étude est actuellement en cours pour déterminer sa mise en valeur patrimoniale », ajoute Benoît Arrivé, Maire de Cherbourg-en-Cotentin.

 

Le dispositif de remorquage et mise à sec du chalutier

Le Jacques-Louise a été remorqué par la vedette d’assistance portuaire La Touline. Un semi-rigide a assisté la manœuvre ainsi qu’un plongeur. Un dispositif de sécurité important a été prévu pour le remorquage du chalutier. À l'arrivée au terre-plein, Ports de Normandie a procédé au levage du chalutier et à son installation sur un plateau technique.

 

Le Jacques-Louise, témoin de l’histoire de la pêche cherbourgeoise

Mis à l’eau en 1959 et désarmé en 1991, le chalutier Jacques-Louise est emblématique de la pêche locale et classé au titre des Monuments historiques depuis 1996.

Pourquoi est-il remarquable ?

  • Le Jacques-Louise est l’un des derniers vestiges de ce type de chalutier à pêche latérale. A partir des années 1980, le développement de la pêche à l’arrière du bateau (et non plus sur les côtés), aux rendements largement supérieurs, a remplacé ce type de chalutier.
  • Il est le dernier témoin de la grande période de la pêche au large. La flotille cherbourgeoise comptait plus de 40 chalutiers hauturiers dits classiques. Ces navires de travail, devenus obsolètes, ont disparu dans les années 1990.
  • Le type de construction avec ossature en bois (issus de Normandie) est caractéristique de l’époque.
  • Le chalutier a été construit dans les chantiers Bellot de Cherbourg (situés quai Lawton Collins), grâce au savoir-faire de ces charpentiers de marine.