Une cuisine centrale à l'espace Le Bas

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Dernière mise à jour : 04/11/2020

Catégorie(s) : Education

Catégorie(s) : Petite enfance/enfance

Après réhabilitation, l’ancienne cuisine de l’Hôpital des armées accueillera dès 2021 un tout nouvel équipement qui permettra, à terme de réaliser 3 500 repas par jour pour les écoles de la commune.

La restauration scolaire est actuellement assurée à partir de plusieurs sites de production qui sont locaux ou externes, publics ou privés dont un prestataire « historique », le FJT. Seuls Octeville et Tourlaville travaillent en régie et fournissent 1 300 repas en liaison chaude (préparés le matin pour être servis à midi).

Benoît Arrivé, maire de Cherbourg-en-Cotentin, souhaitait « reprendre en régie cette activité en créant une cuisine centrale. Par sa position centrale et la qualité de l’équipement existant, C’est l’ancien Hôpital des armées qui l’accueillera ».

Le site disposait en effet d’une cuisine qui, rénovée en 2000, était conforme à la législation en cours. Sa surface est de 640 m2 et le coût d’aménagement et de remise aux normes du matériel est évalué à 1,8 million d’euros.

 

« Nous menons une réflexion globale sur la restauration scolaire, autant sur la production des repas que surle développement des circuits courts ainsi que l’approvisionnement en produits bio », explique Dominique Hébert, maire-adjoint à la restauration scolaire, « à quotient familial égal, chaque famille paie un prix du repas identique, mais l’organisation actuelle ne permet pas d’harmoniser les prestations ».

Les travaux débuteront donc en février 2021 pour un début d’activité en juillet 21, période durant laquelle les personnels prépareront les repas pour les centres de loisirs, une façon de prendre en main leur nouvel outil et de monter progressivement en puissance pour la rentrée.

  • En 2021, ce seront les élèves d’Octeville et de Tourlaville qui seront servis,
  • en 2022, ajout de Querqueville et de La Glacerie,
  • en 2023 ajout d’Équeurdreville-Hainneville et de Cherbourg.
  • Le projet est conçu pour produire également des repas pour les ALSH les mercredis et les vacances scolaires. En 2023, ce sont 3 500 repas qui seront produits journellement dans ce nouvel équipement.

 

Mise en avant des circuits courts et du bio

 

La cuisine centrale est aussi l’outil qui permettra d’intégrer le Plan Alimentaire Territorial du Cotentin, qui vise à un recours  plus systématique aux circuits courts et à la production locale. 

La loi EGAlim prévoit par ailleurs l’obligation de proposer un menu à base de protéine végétale une fois par semaine et, en janvier 2022, l’obligation de fournir 50 % de produits de qualité (Label rouge, AOP, AOC…) dont 20 % de produits bio. Obligation à laquelle la cuisine centrale permettra de répondre plus facilement.

Une lutte contre le gaspillage alimentaire sera également menée en tentant d’être le plus réactif possible en fonction des habitudes de consommation dans les différentes écoles. Enfin, sur le temps de midi, les Francas proposeront un projet pédagogique sur l’équilibre alimentaire.

L’assurance que les élèves de Cherbourg-en-Cotentin lécheront leurs assiettes à la fin du repas, pour une somme allant de la gratuité pour les familles bénéficiaires du RSA à un tarif progressif de 1,20 euro à 5,80 euros pour les petits Cherbourgeois et à 5,90 euros pour les habitants hors commune.

 

« Au-delà de l’harmonisation des modes de production qui est l’outil indispensable, notre objectif est bien de mettre de la qualité dans les assiettes des enfants en nous appuyant le plus largement possible sur la production locale. Le tout sans impact sur le portefeuille des familles », conclut Benoît Arrivé.