Le muséum Emmanuel Liais

Le muséum d’histoire naturelle, d’archéologie et d’ethnographie de Cherbourg-en-Cotentin

Dernière mise à jour : 26/02/2019

Le muséum Emmanuel Liais

C’est en 1832 que le premier musée de Cherbourg ouvre ses portes dans une salle de l’hôtel de ville. Les collections du cabinet de curiosités du collectionneur et archéologue amateur, François-Henri Duchevreuil, côtoient alors les objets données par la Société Académique mais aussi les remarquables tableaux offerts par Thomas Henry.

Des personnalités locales ont enrichi ces collections. Le docteur Louis-Auguste Bonnissent, ancien sous-préfet de Cherbourg, donne une stèle égyptienne de la XIIe dynastie, les officiers de marine François Laurens de Choisy et Anne-François Troude, offrent le précieux cratère grec de Mélos et le sarcophage égyptien avec sa momie expertisée par Champollion, premier égyptologue à déchiffrer les hiéroglyphes, tandis qu’Augustin Asselin, ancien maire de Cherbourg et directeur de la Société Académique, propose des objets gallo-romains collectés en 1829 sur le site des Mielles de Tourlaville.

Voyageurs, administrateurs coloniaux, officiers de marine ou militaires en garnison à l’étranger ont également rapporté des objets de contrées exotiques qui sont venus s’ajouter aux collections.

A l’aube du XXe siècle, les collections sont déplacées dans deux mansardes de la mairie. Cependant, en 1900, Emmanuel Liais, astronome, explorateur, hydrographe et météorologue, ancien directeur de l’observatoire astronomique de Rio de Janeiro, lègue ses biens à la ville de Cherbourg dont il a été le maire pendant 10 ans. Parmi eux, sa maison et son parc botanique. Les collections sont alors accueillies dans la maison qui aujourd’hui encore, conserve le charme surannée des muséum du XIXe siècle.

Les collections

Niché dans un écrin de verdure, au cœur du parc Emmanuel Liais, classé Jardin remarquable, le muséum d’histoire naturelle, d’archéologie et d’ethnographie reste fidèle à l’esprit des premiers muséums du XIXe siècle, privilégiant l’accumulation d’objets variés et de toutes provenances.

Au rez-de-chaussée sont présentés les naturalia qui regroupent les créatures et objets naturels : minéraux, fossiles, spécimens de la faune et de la flore locale ou exotique.

L’étage dévoile les artificialia, objets produits de la main de l’homme : vestiges archéologiques issus de 150 années de fouilles dans le Cotentin, fascinantes antiquités égyptiennes, trésors d’Asie, d’Afrique ou d’Océanie.

Pousser la porte du muséum, c’est embarquer pour une escapade dans le temps aux côtés des savants, voyageurs et officiers de marine cherbourgeois qui ont, depuis 1832, contribué à l’enrichissement des collections, au gré de leurs périples, études et découvertes.

La restauration du kayak esquimau

Cette page a-t-elle répondu à vos attentes ?