Des agents à votre service

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Dernière mise à jour : 18/02/2021

La Ville de Cherbourg-en-Cotentin lance une campagne de communication pour faire découvrir ses métiers auprès du public. Du cuisinier aux aides à domicile en passant par les animateurs sportifs, près de 2 000 agents sont à votre service !

 

« Avec cette campagne, nous avons voulu montrer aux habitants de Cherbourg-en-Cotentin que les agents sont là de la crèche aux EHPAD et chaque fois qu’il y a une crise. Nous voulons ainsi leur rendre hommage et faire découvrir leurs métiers souvent méconnus » explique Noureddine Bousselmame, adjoint aux relations aux usagers et à la démocratie de proximité.

 

Saviez-vous que la Ville de Cherbourg-en-Cotentin compte 1997 agents pour 256 métiers différents ?

 

7 filières y sont représentées : administrative, technique, culturelle, sportive, sociale et médico-sociale, sécurité et enfin animation.

Des élagueurs aux animateurs, en passant par les marins du port ou les conducteurs de nacelle, tout ce petit monde appartient à l’univers de la fonction publique territoriale. La proportion de femmes est de 64 % et la moyenne d’âge est de 47 ans et 9 mois.

La Ville recrute tout au long de l’année sur un panel très étendu de métiers avec une attention toute particulière à l’égalité femme-homme (accès à tous les métiers), à la promotion de la diversité, l’insertion professionnelle et à l’intégration des personnes en situation de handicap.

La ville recherche plus spécifiquement des profils pour les métiers du bâtiment et de la voirie du niveau opérateur à ingénieur, le secteur des transports, les métiers de l’aide à la personne et du soin, ainsi que les métiers de l’animation/ éducation : maîtres-nageurs·e·s et animateurs·rices périscolaires.

Alors n’hésitez par à postuler pour rejoindre cette grande famille hétéroclite ! Toutes les infos sur les emplois et les stages.

 

Les agents s'exposent

 

Retrouvez cette campagne lors de deux expositions en ville  :

  • dans divers équipements de Cherbourg-en-Cotentin, en débutant par le Kiosque - espaces des familles, à Equeurdreville-Hainneville à partir du 11 février
  • en extérieuren grand format  : esplanade de la Laïcité, rue Vastel et rue Louis XVI à partir du 17 février

 

Vous pouvez également découvrir les portraits des 24 agents en ligne. 

 

« Tous nos agents sont précieux et ils méritent d’être mis en valeur, car le service public, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas et que l’on apprécie tout particulièrement dans les moments difficiles » conclut Noureddine Bousselmame.

La campagne en images

1h - Julie Mesnil, cheffe du service événementiel

Sa spécialité ? L’ingénierie des expositions et festivals ! Autrement dit Julie Mesnil orchestre les grandes manifestations gérées par la Ville : le spectacle de lancement des festivités de Noël tant apprécié cette année, le feu d’artifice du 14 juillet, le festival de la pop culture - Voyageurs Immobiles, les Tendance Live, Presqu’île en fleurs, la Drheam Cup… De même que Fanfar’août ou encore Cherbourg à la plage.

 

Pas toute seule car je travaille en équipe et en lien avec les différents services municipaux - comme le service manifestation, la culture, les espaces verts, le port… - et les partenaires extérieurs : Préfecture,
pompiers, Police nationale, Marine nationale... qui sont associés à chaque grand événement.

 

En 2020, la Covid est venue perturber l’organisation.

Il a fallu tout revoir au dernier moment, monter les événements en 15 jours alors qu’une manifestation - selon son ampleur - se prépare 1 à 2 ans à l’avance. Il y a ce que les gens voient pendant l’événement et tout le travail de préparation en amont pour que tout soit fluide.

 

Pour faire ce métier, il faut être créatif, curieux, polyvalent, accepter les à-coups et savoir gérer les urgences.

 

J’aime être sur le terrain, je marche à l’adrénaline. Sur un événement, pas d’horaires fixes. Généralement nos événements se déroulent le week-end, ou le soir, beaucoup aussi l’été. Il faut savoir être disponible à toute heure pendant le montage, la manif et le démontage.

2h - Pascal Marie, Agent de sécurité incendie

Quand on a été pompier volontaire depuis son plus jeune âge, il n’est pas surprenant de faire de la sécurité incendie son métier. Depuis 2013, Pascal « hante le Quasar - qui regroupe la bibliothèque, le musée Thomas Henry, le Théâtre à l’italienne et son café éponyme - la nuit.


Pour Pascal et ses 6 collègues, la veille c’est 24h sur 24. 

 

Nous faisons des rondes aléatoires pour vérifier que tout est en ordre. Nous traquons surtout les inondations, les potentiels départs d’incendie et aussi les intrusions.

 

Travailleur de l’ombre mais pas veilleur de nuit, Pascal et ses collègues sont des spécialistes de la sécurité et portent un regard particulier sur ce temple de la culture. 

 

C’est mon côté pompier, je ne peux pas m’empêcher de vérifier si les issues de secours sont dégagées, que les dispositifs de sécurité fonctionne. C’est instinctif.

3h - Gilles Lecaplain, chef d’équipe travaux d’enrobés

L’équipe de Gilles Lecaplain réalise les travaux d’enrobés (pose de goudron) sur la voie publique : les routes, les trottoirs... Forcément, à un moment donné, ça perturbe le quotidien.

 


Quand on arrive sur un chantier, on déplace une dizaine de personnes et surtout, de gros engins. Bloquer la circulation est indispensable et c’est pour ça qu’on ne passe pas inaperçu ! Mais, dans l’ensemble, les gens sont compréhensifs.


Le métier comporte bien des contraintes, de la météo aux exigences des matériaux, qu’il faut manipuler à température.

 

L’enrobé à chaud doit être posé rapidement. C’est pour ça que nous restons sur place de 7h30 à 14h en hiver et de 6h30 à 13h30 l’été. On va là où les chantiers nous mènent, ce qui fait qu’on connaît bien le territoire, même si - après 14 ans de métier - j’en découvre encore !

 


Quand la journée est finie, une autre commence : l’astreinte de l’équipe c’est 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Quatre agents sont mobilisables du vendredi 17h au vendredi suivant à 7h45. 

 

Nous intervenons aussi bien sur un accident de la route pour nettoyer la chaussée que sur les dégâts d’une tempête pour élaguer un arbre par exemple. On doit aussi récupérer les animaux morts sur le domaine public… En fait, on doit parer à tous les dangers imminents, en permanence. Notre mission n’est pas qu’une belle ligne droite avec un bel enrobé. De temps en temps, il y a des ornières à éviter !

4h - Nadine Lemarinel, veilleuse de nuit à l’Ehpad La Sérénité

Elle fait partie des « invisibles de la nuit , celles et ceux que le grand public ne croise pas mais dont la mission est indispensable, vitale. Travailler dans un Ehpad la nuit - comme le jour -, c’est se mettre entre parenthèse, au service de l’autre.

 

Voilà 26 ans que je travaille la nuit auprès des personnes âgées. Nous veillons à leur confort, leur sécurité et surtout nous sommes une présence, une écoute… Nous sommes là pour faire passer les angoisses de la nuit, rassurer. Avec la crise sanitaire, certaines personnes vivent mal cette période et ont besoin de parler, de nous prendre la main.

 


La pandémie a contraint tout le monde au port du masque. En Ehpad, cet accessoire a donné matière à discussion. 

 

Au début, il y a eu une incompréhension. On m’a demandé pourquoi je me mettais un mouchoir sur le nez ?! Le masque cache les expressions, les sourires qui sont notre outil de travail. C’est le côté plaisant de notre métier, on devient très proche des gens, on rigole aussi… La difficulté c’est de savoir laisser les choses à l’Ehpad, se préserver. C’est une habitude.


Quand Nadine parle des personnes âgées, c’est toujours avec respect et  tendresse. Il faut dire qu’elles le lui rendent bien. 

 

Une fois, une dame m’a dit : Qu’est-ce qu’on est bien ici ! Elle le pensait vraiment et ce sont des moments comme ça qui font que ce métier est un beau métier.

5h30 - Sébastien Palas, chauffeur ilotier

Pour que les rues et les places qui sont notre cadre de vie restent propres et agréables, des équipes municipales sont à pied d’oeuvre chaque jour, partout sur le territoire. Pour Sébastien, chauffeur-ilotier, la mission de nettoyage est un challenge quotidien. 

 

Nous travaillons en équipe de deux, dès 5h30 du matin et jusqu’à 23h. J’interviens sur les communes déléguées. En tout, il y a une dizaine d’équipes sur tout le territoire. J’aime mon métier, ça fait 26 ans que je l’exerce.


Un métier d’extérieur où il est directement soumis aux aléas de la météo mais aussi aux humeurs d’un habitant un peu particulier. 

 

La saison des feuilles mortes complique un peu la tâche, mais le pire c’est la saison de reproduction des goélands. C’est à cette période qu’ils éventrent les sacs-poubelle pour trouver de la nourriture.

 


Pendant les deux confinements, Sébastien et ses collègues ont diminué la fréquence des tournées en les adaptant à celle de l’ouverture et de la fermeture des divers marchés. Mais espacer les tournées n’est pas un bon calcul.

 

Dès qu’on arrête, les détritus s’accumulent et ça devient très compliqué. On préfère passer le plus régulièrement possible pour gérer au plus près .

6h30 - Julien Riche, chef d’équipe restauration

Julien Riche est le responsable de la cuisine centrale de Tourlaville. Avec sa dynamique équipe de six personnes, il assure la confection de 600 repas pour les cantines et 100 pour les crèches de La Glacerie et de Tourlaville ainsi que la livraison pour ces dernières ! Et une école prend ses repas sur place…

 

Lorsque l’on fait à manger pour des enfants de 0-3 ans jusqu’à 10 ans, les menus doivent être adaptés. Par ailleurs, la restauration scolaire a un rôle social à assumer, en plus du goût. Il faut donc qu’elle fournisse la qualité et un apport nutritionnel garanti pour l’ensemble des petits gourmands.


Après avoir effectué un stage dans la restauration à la sortie de 3e, Julien Riche s’est tout de suite passionné pour cette discipline, en y prenant de plus en plus de plaisir. Il a fait profiter de ses talents des restaurateurs du Mont-Saint-Michel et d’Angleterre avant de poser ses couteaux à Tourlaville en 2016.


Sa ligne de conduite est simple :

Faire des choses que les enfants apprécient et que j’apprécie aussi… Il avoue ne pas trop aimer les épinards… Et puis leur faire découvrir des saveurs qu’ils ne connaissent pas forcément, qu’ils soient contents de venir manger et que le soir ils disent à leurs parents : c’était bon ce midi.

7h - Sébastien Hospitaël, agent d’entretien

Cela fait sept ans que Sébastien Hospitaël est agent d’entretien à la Ville. Et pourtant… S’il ne s’était pas endormi un jour dans le train alors qu’il devait descendre à Caen et qu’il venait de bourlinguer dans toute la France en qualité de cuistot, ce Titi parisien n’aurait peut être jamais senti l’iode à la descente du train…

 

C’est là que j’ai décidé de me remettre en question, d’avoir une vie plus posée, avoue-t-il. Cherbourg-en-Cotentin est une ville qui me correspond : simple et efficace !

 

Pour lui, le service public, c’est essayer de se rendre utile le plus possible pour que tout le monde soit content. Et pour lui être content, c’est simple.

 

Remettre un sol totalement en état, je trouve ça top !

Nettoyage, désinfection des écoles et plus particulièrement de l’école Jean Jaurès, dans une profession majoritairement occupée par des femmes, mais aussi agent de restauration, Sébastien Hospitaël fait figure de trèfle à quatre feuilles. Il travaille cependant en binôme avec un homme et reconnaît que la profession se  masculinise de plus en plus.


Amusé, il se souvient qu’un jour, on lui a soutenu que les femmes nettoyaient mieux que les hommes, ce doit être dans les gènes sans doute…

8h - Arnaud Mesnil, élagueur

Arnaud Mesnil est élagueur : il élague et abat des arbres sur le domaine public au sein de l’équipe de tonte-élagage Cherbourg-Octeville Est, au sein d’un service qui comprend 13 élagueurs et 14 hommes de pied, c’est à-dire ceux qui ne montent pas aux arbres.


Tout petit déjà, il adorait grimper aux arbres, comme tous les gamins de la campagne, alors, naturellement, après son cursus scolaire de gestion de la faune sauvage, le métier d’élagueur s’est imposé et c’est grâce à une formation interne à la Ville qu’il a concrétisé son rêve.


À 30 ans, il connaît plus d’une soixantaine d’espèces d’arbres et, exceptées les urticantes chenilles processionnaires, il s’épanouit dans son métier. Un métier qui ne se cantonne pas à l’élagage puisque son équipe doit aussi faire preuve de pédagogie auprès du public qui veut parfois qu’on élague les arbres à outrance. À la Ville, Arnaud Mesnil pratique la taille douce et raisonnée afin de préserver les arbres qui constituent un atout fabuleux. Ils réduisent la vitesse du vent, captent le carbone, offrent des ilots de fraicheur…

J’ai la chance, à mon âge, de pouvoir grimper encore dans les arbres quelquefois centenaires, comme au jardin Favier et puis là-haut, on est tout seul, on se sent bien. Sans compter qu’on a une belle vue sur Cherbourg !

 

Travailler au service des gens en intervenant un peu partout reste sa satisfaction première avec celle de se percher sur le sequoia de 30 mètres du parc botanique de la Roche Fauconnière.

9h - Élodie Lesage, animatrice jeunesse

Depuis l’âge de 16 ans, Élodie est dans l’animation volontaire : elle a débuté les mercredis et samedis en centre de loisirs et participé à l’accompagnement d’aide aux devoirs du lundi au vendredi. Puis a travaillé dans l’animation sportive à Équeurdreville-Hainneville.


Formée aux métiers de l’animation, elle a intégré l’équipe de la maison de quartier du Clos des Herches, été responsable du Point Jeunes et a créé en 2000, le premier forum des associations où 500 personnes se pressaient alors dans une petite salle. On connaît la suite…


Si je n’aimais pas les relations humaines, le vivre ensemble, je ne ferais pas ce métier, reconnaît-elle.

 

Elle est d’ailleurs investie dans différentes associations de secourisme et de solidarité, ceci expliquant peut-être cela…

 

Le contact avec les jeunes ?

 

Ils sont en pleine construction, c’est enthousiasmant.

 

Son métier d’animatrice requiert polyvalence et poly-compétences : l’animation est parfois sportive, socio-culturelle, culturelle, évènementielle, de prévention ou d’insertion. Elle peut aussi intégrer un volet d’actions citoyennes. Transversalité, capacité d’innovation, adaptation… font partie du métier.

 

Il faut savoir être réactif et dynamique et laisser de côté ses problèmes personnels !

10h - Maryse Legeard, agent de proximité

Au département de la proximité, Maryse Legeard circule sur tout Cherbourg-en-Cotentin pour effectuer le portage quotidienneté.

 

Il s’agit de distribuer les informations aux riverains concernant des travaux réalisés dans toutes les rues de la ville.

 

C’est vaste ! Rues barrées, travaux de voirie avec impact important sur la circulation, changements définitifs de stationnement… Le but est d’informer les habitants sur ce qui va affecter leur quotidien, dès qu’ils sortiront de chez eux.

 

Ils doivent être prévenus avant que les travaux débutent. Cette équipe proximité comprend deux agents qui s’appuient sur des collègues en poste dans chaque commune déléguée.


Équipée d’un appareil photo, Maryse met aussi à profit ses déplacements au coeur de notre territoire pour recenser les nids de poule, pavés qui se déchaussent ou autres dépôts de détritus sur la chaussée, afin d’alerter ensuite les services concernés (police, voirie, nettoiement, droits de place, etc).

 

Je suis souvent interpellée directement dans la rue par les habitants. Il faut répondre à leurs questionnements, les informer sur l’avancée des travaux ou sur les difficultés imprévues. Cette relation directe aux usagers, c’est ce qui me plaît. Ils voient qu’on est attentifs à leurs préoccupations, c’est suivi d’effets. Du service public 100 % concret.

11h - Véronique Revert, équipière propreté urbaine

Saviez-vous que le centre-ville de Cherbourg, Tourlaville et le Maupas comptent plus de 300 corbeilles publiques ? Véronique Revert, elle, le sait. Cela fait neuf ans, après avoir été nourrice et quatre ans dans les ménages, qu’elle se charge de les vider avec son collègue.


Titulaire du permis poids lourd, elle conduit le camion bâché lors de tournées quotidiennes. Et ce sont 500 kg de déchets qui sont collectés en moyenne chaque jour !

Le binôme ne se contente pas de vider les corbeilles : Nous nettoyons et ramassons tout ce qui traîne, même si ce n’est pas notre mission, avoue Véronique.


Et comme si ça ne lui suffisait pas, le weekend,notre fée des corbeilles conduit le camion poubelle et l’aspiratrice ! Mais ce qu’elle aime dans ce dur métier, c’est « le contact permanent avec les passants et les commerçants.


Et puis cette profession réserve quotidiennement des surprises comme ce jour où ils trouvèrent dans une corbeille un sex-toy avec des talons aiguilles et des menottes… On ne nous dit pas tout…

12h - Evan Jullien, éducateur sportif en natation

En 2003, Évan a 15 ans et trépigne d’impatience le jour de l’ouverture du Centre aquatique d’Équeurdreville.

J’étais dans les starting-blocks, le deuxième usager à acheter un ticket d’entrée !

Un signe du destin. Aujourd’hui, après plusieurs expériences professionnelles, la plupart du temps en thalasso ou en piscine, notre jeune Aquaman, éducateur sportif en natation, travaille dans ce même Centre aquatique, où il officie depuis 2014.


Pas de doute : l’eau, c’est son élément.

À la piscine ou à la mer, le milieu aquatique, ça se vit en famille, dès le plus jeune âge. Surtout quand on habite sur une péninsule !

 

Sur les bienfaits de la vie aquatique, Evan est intarissable.


Qu’on soit en rééducation ou souffrant d’arthrose, on peut tout faire dans l’eau : on perd environ 50 % de son poids. C’est une source de bien-être incomparable.

 

On veut bien le croire, puisque la doyenne des usagères du Centre aquatique a 96 ans... Evan apprécie énormément le contact avec les usagers, mais plus que tout : suivre leurs évolutions.

 

On accueille une classe d’enfants atteints de trouble du spectre autistique. Ils évoluent de mieux en mieux, c’est bluffant quand on les suit au fil des semaines. Un gamin de maternelle, je suis sa progression jusqu’en CM2. Et une femme de 60 ans, aquaphobe, je peux la retrouver 4 ans plus tard en perfectionnement.

13h - Eva Leterrier, responsable de la crèche Camomille

Je suis heureuse d’aller travailler tous les matins, de retrouver une très bonne équipe et bien sûr les enfants !

 

Responsable et infirmière de la crèche Camomille à La Glacerie, Eva Leterrier ne cache pas son enthousiasme. Après avoir travaillé en Ehpad, en tant qu’infirmière libérale et exercé la passion de pompier volontaire, la jeune femme se consacre désormais à soigner les lourds chagrins et les gros bobos des tout-petits.


Elle a sous sa responsabilité 12 personnes et la crèche possède une capacité d’accueil de 35 enfants. Elle s’assure du bien-être et du bon développement des enfants avec les professionnelles de l’équipe et apporte un soutien à la parentalité.


Dans le cadre du Projet handicap, la crèche est équipée d’une salle Snoezelen. Un espace sensoriel qui combine détente, bien-être et interactivité en éveillant les sens des tout-petits.


Tous les enfants accueillis pouvent y accéder. Entre les multiples activités proposées par la crèche et les relations très proches qu’elle entretient avec les parents dans le cadre du soutien à la parentalité, Eva Leterrier n’a même pas le temps de vieillir !

14h - Florent Lerouvillois, chargé de projet renouvellement urbain

Tout petit, il adorait jouer aux Playmobil… Est-ce ainsi qu’est née sa vocation ? Titulaire d’une maîtrise de géographie sociale, il intègre en 2005 la mairie de Tourlaville et travaille depuis 2010 à la direction du Renouvellement
urbain, en tant que chargé de projet.


Plus simplement, il évolue au sein d’une équipe de trois personnes qui travaillent notamment sur le réaménagement des quartiers d’habitat social les plus anciens de Cherbourg-en-Cotentin.


Mais Florent Lerouvillois n’est pas un rond de cuir, ce qu’il aime lui, c’est le terrain et le contact avec les habitants. Il se charge plus spécifiquement de l’aspect concertation des projets en animant des ateliers dans les écoles de quartier avec des graphistes ou des photographes, tout en emmenant les enfants explorer leur environnement quotidien.
Avec les personnes plus âgées, il travaille sur la mémoire des lieux.

Cela nous permet de voir comment les habitants vivent dans leur quartier et comment le rendre plus confortable.


Il a participé à la réhabilitation du quartier des Flamands de 2011 à 2015 et contribue désormais au renouvellement de trois quartiers : Les Fourches/Charcot-Spanel, le Maupas
et l’Églantine.

Les projets sont souvent longs mais ce qui est gratifiant, ce sont les retours des habitants, jeunes et moins jeunes.


Et c’est dans le parc de l’hôpital maritime, alors qu’il demandait aux enfants de fermer les yeux et d’écouter le silence, qu’un petit poète lui a déclaré " On entend passer les nuages ". Pourvu que lui aussi joue aux Playmobil…

15h - Thierry Marie, animateur seniors

Après avoir passé 25 ans dans l’animation des 12-25 ans, Thierry Marie est désormais animateur à la résidence autonomie Les Myosotis de Tourlaville.

Les personnes âgées constituent un public particulier et je me suis trouvé dans l’obligation de tout réapprendre. Contrairement aux jeunes, je passe les trois quarts de mon temps avec elles et je découvre à chaque fois des vies extraordinaires. Et puis mes parents ont leur âge, alors ça facilite les choses …


Les jeux de société sont les activités préférées des personnes âgées tout comme les sorties. Alors, au volant du minibus, Thierry Marie sillonne avec elles La Hague ou le Val de Saire tout en jouant au guide touristique.

S’avouant d’un naturel sympathique, il déplore qu’en
ces temps troublés " On doive surtout apaiser le feu, car les personnes âgées sont très inquiètes". Mais son naturel sympathique reprend vite le dessus et de s’enthousiasmer :

Moi, ce que j’aime c’est la présence des gens, je suis au plus près des personnes et des liens se créent nécessairement et puis, lorsqu’on joue, tout le monde redevient un enfant !

 

Il se souvient cependant avec une pointe d’angoisse d’un épisode au port Racine qui s’est heureusement bien terminé, où un monsieur sous oxygène lui a dit soudain "Je suis sur la réserve…" .

16h - Warren Cutler, conducteur offset

À l’imprimerie de la Ville, Warren Cutler est conducteur offset, un métier rare dans la fonction publique. Son bolide favori : une Heidelberg, la Rolls des imprimeurs.

Warren s’est formé professionnellement sur le tas, au fil des années et des évolutions technologiques. Il fait partie de l’équipe des huit agents de l’imprimerie municipale de Cherbourg-en-Cotentin.

Son travail : imprimer les multiples documents des services de la Ville, parfois ceux du milieu associatif local, en petite ou très grande quantité. Affiches, programmes des événements, plaquettes mais aussi documents du conseil municipal, papier à-tête… font partie de son quotidien.

Il n’y a pas de contraintes d’horaires spécifiques dans ce travail, hormis le fait que quand on lance un gros tirage, on doit le surveiller étape par étape jusqu’à la fin, pour s’assurer d’un travail bien fait.


L’impression terminée, Warren est loin d’avoir bouclé le job.

C’est un métier où l’on doit être polyvalent, car il faut massicoter, assembler, plier, faire des rainages… On assure tout le processus, depuis le papier vierge jusqu’au résultat final.

 


Parmi la multitude de travaux qui sortent de sa machine, ses coups de coeur vont aux impressions liées aux arts visuels, dans le cadre des expositions estivales organisées par la Ville ou de la Biennale de la bande dessinée.

 

Quand je bosse pour un artiste, que je me mets au service de sa démarche esthétique, c’est là que je m’éclate le plus.

17h - Hubert Potel, conseiller technique aux politiques du handicap

Conseiller technique aux politiques du handicap, Hubert Potel use le plus souvent du terme de différence. Différences physique, mentale, cognitive ou encore sensorielle. Sa différence à lui ? Il est malvoyant. Et au sein d’une équipe de 8 agents, son travail consiste
à mettre en oeuvre les leviers pour rendre la cité accessible à tous.

Mais sans angélisme, car le 100 % accessible, ça n’existe pas. Même si on vit dans une ville pionnière sur ces problématiques.


Un travail transversal, qui l’amène à collaborer avec tous les services. À chaque cas pratique correspond une réflexion à mener. Dans les domaines de la voirie et du bâtiment, les questions d’accessibilité sont évidentes.

Mais particulièrement attaché à la notion d’inclusion, il apporte aussi son expertise aux collègues des ressources humaines, des sports (il pratique le tandem à l’AST), de l’éducation, de la culture...

 

Moi aussi, je regarde des films nous glisse avec malice celui qui
coordonne l’action Ciné-ma différence.


Pour Hubert, le gros chantier du moment, c’est la fracture numérique. Des personnes dans la normalité sont en difficulté ?  C’est encore pire en situation de handicap. Alors son équipe contribue au développement des ateliers numériques inclusifs à Cherbourg-en-Cotentin. Autre projet : faire en sorte que les jeux d’enfants, dans nos parcs, soient accessibles à tous les enfants. Toujours cette logique d’inclusion.


Les collègues disent : travailler avec Hubert, c’est rock’n roll, des fois ...

18h - Thibaut Perrin, animateur environnement

Avant d’arriver en 2013 à la Maison du littoral, aujourd’hui Maison de l’Éducation à l’Environnement et au Développement Durable (MEED), Thibaut Perrin, responsable de l’équipe d’animateurs, a suivi la formation classique : BTS gestion et protection de la nature, puis licence pro en médiation et éducation à l’environnement.  Cursus garanti 100 % bio et naturel, qui l’a emmené tout droit vers le métier d’animateur, spécialisé dans les questions environnementales.


Thibaut est habité par une conviction : nul besoin d’aller crapahuter dans les parcs nationaux des Écrins ou des Cévennes pour apprendre à aimer et comprendre la nature.


La flore, la faune, la biodiversité, elles sont là, à côté de chez nous. On apprend aux enfants à ouvrir les yeux. À devenir curieux.


Sur les 14 000 visiteurs que la MEEDD reçoit chaque année, la moitié sont des scolaires. Des aspirants à l’émerveillement accueillis à Collignon par Thibaut et son équipe.


Leur environnement professionnel est un open space grand luxe : le site de Collignon offre des espaces naturels travaillés spécialement pour accueillir la biodiversité et les groupes.

Des mares, une partie boisée, des prairies humides et fleuries. Et à deux pas, la mer. On y observe des martins pêcheurs, des canards, des amphibiens… et puis cette très grosse couleuvre à collier que des écoliers ne sont pas prêts d’oublier. Impressionnante, mais pas dangereuse, sourit Thibaut.

 

On lui fait confiance. La faune sauvage, il connaît !

19h - Arnaud Mollo, agent technique des musées

Agent technique des musées, Arnaud Mollo a démarré sa carrière au musée de la Libération en 1994. Il intervient désormais sur les 3 musées cherbourgeois et fait partie de l’équipe qui s’est chargée du montage et de l’éclairage de l’exposition Boudin, Renoir, Signac… en Cotentin : voyages en terre inconnue. Il a pu mettre en valeur le merveilleux Renoir ! Une tâche de haute précision.

L’éclairage du musée se fait avec du matériel spécialisé et relève d’une double contrainte : les oeuvres
doivent être éclairées pour être vues - pas toujours évident quand le tableau est grand, avec reflets... - et en même temps la lumière est source de dégradation des oeuvres. Il faut contrôler les UV, limiter les lux...


Outre le montage et l’éclairage des expositions, Arnaud se charge de la conservation des oeuvres et de nombreuses petites choses techniques pour les trois musées.

Lors du confinement, les musées étant fermés, on a repeint les murs du musée Thomas Henry et on a donné un coup de main aux restauratrices du tableau d’Horace Vernet.


Pour Arnaud Mollo, sa chance, c’est de travailler dans un cadre agréable entouré d’oeuvres d’art tout en étant totalement polyvalent. Et son grand plaisir, c’est de découvrir toujours quelque chose de nouveau,comme lors des Biennales du 9e art ou du festival. Voyageurs immobiles … Et immobile Arnaud ne l’est pas car même si les tableaux ne bougent pas, c’est un métier très vivant.

20h - Damien Mauger, marin de port

Avec ses 1 600 anneaux, Port Chantereyne est un monde à part, tourné vers le large. 5 000 bateaux visiteurs y font escale chaque année. Des navigateurs accueillis par les équipes du port. Damien en fait partie. Il est marin de port, un terme aussi peu connu que parlant, tout comme lui.

 

De la Marine nationale au Port Chantereyne, j’ai gardé le cap !  Marin de port, c’est être multitâche. On s’occupe de la maintenance portuaire et des équipements. On apporte une aide technique aux  plaisanciers - visiteurs comme résidents - en réalisant notamment des remorquages et des grutages, qui consistent à sortir et mettre à l’eau les bateaux.


S’ils ne sont pas sauveteurs en mer, Damien et ses collègues vont souvent sur l’eau à la rencontre des plaisanciers.

 

On accueille les bateaux en leur indiquant un emplacement sur les pontons visiteurs, et pas seulement en français ! Pour faire ce métier, il faut en effet maitriser l’anglais !


Structure exposée, Port Chantereyne fait l’objet d’une surveillance permanente car un coup de tabac est toujours à redouter : des rondes quotidiennes de sécurité sont réalisées pour nous assurer qu’il n’y a pas de problèmes sur les bateaux.  L’été, les marins de port se relayent 7 jours sur 7 sur des amplitudes horaires de 7h30 à 20h, avec des astreintes de nuit.

21h - Albane Beaunieux, community manager

Derrière les réseaux sociaux de la Ville, pas de robot mais une personne en chair et en os : Albane Beaunieux, community manager ou animatrice de communauté web. Diplômée d’une école supérieure de commerce spécialités Marketing et Communication, elle a commencé sa carrière dans le milieu viticole avant de passer au service public. 

Je suis passée de la promotion du terroir à celle du territoire !


Pendant le confinement, c’est elle - avec le renfort spécifique de 2 collègues du service numérique - qui assurait le relais des informations de la Ville sur Facebook, Twitter, Instagram, Youtube ou encore LinkedIn. Et répondait aux multiples interrogations des habitants matin, midi ou soir, du lundi au dimanche ! Une période particulièrement chargée où elle a reçu des messages d’encouragement de la
part des habitants.

C’était réconfortant ! Nous avons fait au mieux pour expliquer les actions municipales et répondre à toutes les questions qui se posaient dans un contexte très mouvant et inédit, éprouvant pour nous
aussi.


Animer les réseaux sociaux est un travail prenant et collaboratif qui nécessite réactivité, adaptabilité, prise de recul... et second degré parfois.

 

On est en contact direct avec les habitants, les bienveillants comme les trolls qui critiquent tout par principe, c’est ce qui fait le sel de ce métier. On ne s’arrête jamais !

22h - Jean-Luc Lebran, agent de surveillance et de maintenance technique

Jean-Luc Lebran, agent de surveillance et de maintenance technique au complexe sportif Chantereyne, a la fibre bricoleuse. Il aime que ça bouge et que ça vive. À Chantereyne, il est dans son élément. En
dehors de la période de pandémie, les soirs de gala, l’endroit est sans doute l’un des plus animés de la ville.

On vit au rythme des matchs de hand de la JSC, des galas de boxe, des tournois de tennis…. Et parfois des meetings politiques ! Mes trois collègues et moi, on est toujours sur le site. Si nous ne sommes pas là, il n’y pas d’ouverture ou de fermeture.


Á la fois chargé de maintenance, de sécurité, d’entretien et de gestion des publics, Jean-Luc ne voit pas le temps passer.

On est toujours en décalé. On arrive avant tout le monde et on repart toujours en dernier. Pour
certains évènements, on peut prendre à 8h et pour d’autres ressortir à 3h du matin.

 

Varié pour la maintenance, exigeant pour la sécurité, ce poste des coulisses a aussi des avantages.

 

Quand il y a une super ambiance, qu’on voit les gens heureux et que tout se passe bien… on a le sentiment d’avoir un peu contribué à la réussite et on oublie l’heure.

23h - Ghislain Deville, régisseur général

Régisseur général à l’Espace Buisson, Ghislain Deville ne parle pas de métier mais de passion.

À force d’aller voir des concerts, je me suis passionné pour la lumière alors j’ai fait un stage en 2000 puis j’ai découvert tous les métiers, travaillé avec tout le monde et je suis parti en tournée dans toute la France avec Les Brigands - un opéra bouffe - tout d’abord, puis avec un spectacle du metteur en scène et réalisateur, Olivier Py, pour lequel j’étais régisseur plateau.

 


Il postule en 2006 à Buisson où il devient régisseur lumière et régisseur général. Depuis, avec une quinzaine de concerts par an à Buisson et une dizaine pour le Circuit, Ghislain n’a guère le temps de s’ennuyer. Ses horaires sont bien sûr particuliers puisqu’il travaille en soirée mais également le week-end.


Les qualités requises pour ce métier-passion ?

Pouvoir s’adapter et connaître tous les métiers du spectacle, savoir précisément de quoi on parle et savoir analyser les contraintes de l’accueil d’un artiste. Ce qui évidemment peut générer du stress mais
l’expérience professionnelle aidant, on parvient à le canaliser.


Quoi qu’il en soit, Ghislain Deville travaille essentiellement pour le public et les artistes, pour que ces derniers arrivent sur scène, qu’ils soient en confiance et qu’ils donnent tout ! Et il se souviendra longtemps de sa rencontre avec Richard Bohringer, un être humainement exceptionnel.

24h - Nicolas Lefèvre, chef d’équipe au service manifestation

Ça, vaut mieux ne pas avoir le vertige et j’espère que je ne l’aurai jamais !

Depuis 38 ans au service logistique/manifestation d’Équeurdreville-Hainneville puis à Cherbourg-en-Cotentin en charge, avec son équipe, du secteur Ouest (Équeurdreville-Hainneville et Querqueville), Nicolas Lefèvre s’épanouit pleinement dans son métier. Même s’il lui arrive souvent d’intervenir en
soirée ou le week-end lors de fêtes associatives comme à La Saline, sa plus grande satisfaction reste le sentiment que tout le monde est content du travail accompli.

 

Nous sommes très proches des associations pour lesquelles ce n’est pas toujours facile, c’est d’ailleurs ce que j’apprécie le plus dans ce métier, l’aspect relationnel et être au service du public, avoue celui qui fut, et ce n’est sans doute pas un hasard, pompier volontaire durant 20 ans.


Transport de matériel, installation de salles, de chapiteaux, de podiums, pose de barrières font l’essentiel de son métier et quand il monte jusqu’à 16 mètres sur sa nacelle, c’est pour la pose de fanions pour décorer la ville et bien entendu pour les incontournables décorations de Noël… Avec près de 400 manifestations par an sur le secteur Ouest, Nicolas Lefèvre n’est pas près d’arrêter de tutoyer les nuages…

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