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À l’occasion de la prochaine exposition du musée Thomas Henry, « L’Ange de la Révolte », la bibliothèque vous propose une playlist thématique consacrée aux multiples visages du diable dans la création musicale. En écho à cette exposition qui explore l’évolution de cette figure fascinante dans les œuvres romantiques du XIXᵉ siècle, découvrez une sélection d’écoutes aussi envoûtantes qu’inquiétantes.
À écouter avant, pendant ou après votre visite de l’exposition, présentée du 26 juin au 8 novembre 2026 au musée Thomas Henry.
1 – Songe d’une nuit de sabbat de Berlioz [classique]
On se retrouve dans un cauchemar d’autant plus horrible qu’il se déroule sous l’effet de l’opium. Le héros de l’histoire croit assister à ses propres funérailles où se sont rassemblés créatures, sorciers et ombres maléfiques. Parodie du Dies Iraes de la Messe des morts. Ronde de sorcières.
A retrouver en CD à la bibliothèque
2 – Inferno – Yann Robin [contemporain]
Inspirée à la fois de la descente aux enfers de Dante et de la puissance destructrice d’un volcan en fusion, cette œuvre impressionnante déploie un univers sonore dense où se mêlent cuivres, cordes et dispositifs électroacoustiques.
3 –The Omen - Jerry Goldsmith [musique de film]
La bande originale du film the Omen (La Malédiction en français) très efficace nous invite dans une véritable procession macabre. Une chorale en latin aux notes dissonantes, un orgue, des cordes et des cuivres frénétiques ponctués de son de cloches, le compositeur ne laisse rien au hasard et suscite de délicieux sentiments inconfortables.
4 – Le Paradis Perdu - Pierre Henry [contemporain]
Présentée comme une « soirée chaotique et rituelle », la création de cette version en 12 mouvements de Paradis perdu, d’après le poème épique de John Milton, a été donnée avec 30 saxophonistes du groupe Urban Sax et une création visuelle de Laser Graphics en direct.
5 - Black Earth - Bohren und der Club of Gore [jazz]
Un peu de jazz pour clôturer cette playlist sur des sonorités plus modernes. La musique de Bohren nous plonge dans une torpeur moite et lourde comme si l’on marchait dans un enfer brûlant, oppressant. L’album engourdit notre corps lentement avec de profondes basses et un piano lugubre, nous prive d’oxygène par des cuivres étouffés. Une étreinte avec le diable à travers un jazz élégant et douloureux, dans un minimalisme et une obscurité étourdissante.
🕒 Marine vous accueille aux horaires d’ouvertures suivantes : - mardi, jeudi, vendredi : 16h - 19h
- mercredi : 13h30 - 19h
- samedi : 9h - 12h
N'hésitez pas à venir découvrir cet espace dédié aux usagers du conservatoire.
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