Dernière mise à jour : 29/10/2026

Au premier plan, en position frontale, la Vierge Marie est assise sur un trône dans un intérieur au sol carrelé. Elle porte sur ses genoux l’Enfant Jésus et tient dans sa main deux œillets blancs et un œillet rouge, dont l’enfant se saisit. Ces fleurs, emblèmes de la passion du Christ, laissent présager son destin tragique

À l’origine, cette Vierge à l’Enfant entourée d’anges constitue le panneau central d’un retable commandé en 1480 par Paolo Pagagnotti, un marchand florentin. Le nom de l'artiste qui l'a exécuté demeure inconnu. Le style du panneau s’apparente toutefois à celui du retable de la Légende de Sainte Ursule, conservé à Bruges. C’est en référence à cette œuvre que le nom de Maître de la légende de Sainte Ursule a été attribué à cet artiste flamand du XVe siècle.

Cette œuvre faisait partie d’un retable constitué de trois panneaux de bois peints. Elle était le volet  central d’un triptyque : un ensemble peint ou sculpté en trois parties, conçu pour être présenté comme une seule et même œuvre. Au cours de l’histoire, de nombreux triptyques ont été démontés et dispersés. Ces dispersions ont pu être provoquées par des causes naturelles (incendies, tremblements de terre), mais aussi par des spoliations ou des appropriations abusives.

Les deux volets intérieurs de ce triptyque se trouvent aujourd’hui au Metropolitan Museum of Art de New York. Le panneau de gauche montre le commanditaire Paolo Pagagnotti, agenouillé, accompagné de saint Paul. Le panneau de droite représente le Christ apparaissant à Sa Mère. 
En position fermée, les deux volets extérieurs représentent un Ecce Homo, c’est-à-dire le Christ couronné d’épines. Ils sont réalisés en grisaille, une peinture monochrome en camaïeu de gris donnant l’illusion d’un relief sculpté. Ils sont conservés au Musée Bandini à Fiesole en Italie.

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