Dernière mise à jour : 10/12/2025

Certains artistes dont le nom n’a pu être identifié reçoivent un nom de convention, c'est-à-dire un nom fondé sur l’œuvre la plus célèbre, la plus anciennement attribuée ou la plus sûre de l’artiste, qui permet, par comparaison, d’attribuer les autres œuvres au même artiste. C’est pourquoi le peintre de cette œuvre est appelé Maître de la légende de sainte Ursule, l’artiste ayant représenté la Légende de sainte Ursule dans un retable conservé à Bruges. 

Ce qui a permis de lui attribuer le tableau du musée Thomas Henry ? La position inclinée de la tête de la Vierge, la forme mais aussi la douceur des traits et la richesse des textiles (chasubles ornées des anges, tissu derrière le trône) qui ont conduit Georges Marlier a formulé cette attribution, en 1964. Elle n’a pas été remise en question depuis. L’œuvre pourrait être la plus tardive de l’artiste et être postérieure à un voyage en Italie de ce peintre flamand de la fin du XVe siècle. Cette œuvre est le panneau central d'un triptyque-groupe de trois peintures conçues pour être vues ensemble-aux armes de Paolo Pagagnotti.

Les volets intérieurs du retable, représentant saint Paul et un donateur, à gauche, et le Christ ressuscité apparaissant à la Vierge, à droite, sont conservés au Metropolitain Museum de New York. Les volets extérieurs, en grisaille, représentent un Ecce Homo (le Christ après la flagellation) et sont conservés au Musée Bandini à Fiesole.

 

Maître de la légende de sainte Ursule
Saint Paul et un donateur ; Le Christ apparaissant à sa mère

Fin du XVe siècle 
Huile sur bois
New York, The Metropolitan Museum

© The Metropolitan Museum

 

 

Reconstitution hypothétique du triptyque 

 

Maître de la légende de sainte Ursule
La légende de sainte Ursule

Fin du XVe siècle 
Huile sur bois
Musée de Bruges

© artinflanders.be, Dominique Provost, domaine public

 

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