Dans le cadre de sa politique de développement des mobilités douces, la Ville a co-construit avec les associations d’usagers, son schéma directeur cyclable. Il entre désormais dans sa phase opérationnelle. À l’horizon 2035, la Ville comptera 122 km de linéaires cyclables

Dernière mise à jour : 13/06/2024

Le schéma directeur cyclable vise à rééquilibrer la place de chacun des modes de déplacement dans l’espace public. Il s’agit de connecter les principaux équipements, zones d’emploi et d’habitat. Le maillage de proximité vient compléter le réseau structurant afin de desservir les quartiers et favoriser la mixité d’usage et l’apaisement urbain.

Il a pour objectif de  : 

  • Développer la pratique du vélo sur le territoire de Cherbourg-en-Cotentin comme mode de déplacement à part entière.
  • Déployer du stationnement vélo,
  • Créer et étendre de linéaires cyclables,
  • Créer de trois zones 30 supplémentaires d’ici 2026.

Le schéma directeur s’est construit en plusieurs phases :

  • De juin à décembre 2021, une phase de diagnostic de l’existant a été menée avec des visites sur le terrain auxquelles ont été associées des habitants et des associations.
  • En décembre 2021, un atelier de co-construction a permis de faire émerger la carte du réseau structurant et du réseau de proximité.

 

Imaginer le réseau cyclable comme un réseau de transport en commun

Le déploiement des aménagements se déclinera entre 2022 et 2035. À terme, la ville comptera 122 km de linéaires cyclables, dont 92 km qui seront créés.

  • Le déploiement du stationnement vélo :

Aujourd’hui, il existe 358 places de stationnement vélo. En 2026, 6 000 places de stationnement vélo seront disponibles.

  • Un réseau structurant décliné en 7 itinéraires « Cherbourg à vélo » (état d’avancement en 2022) :

Un phasage des aménagements de 2022 à 2026

  • En 2022

Création de la zone 30 sur le Becquet de Tourlaville ; Aménagement de la rue Surcouf à Équeurdreville-Hainneville ; Déploiement des arceaux en cours.

  • En 2023

Pérennisation de la « coronapiste » du boulevard de l’Atlantique ; Connexions sud-ouest à la « coronapiste » ; Connexion gare – « coronapiste » ; Traitement carrefour Plymouth / Atlantique ; Desserte quartier des Provinces.

 

  • En 2024
  • Création de la zone 30 du Maupas.
  • Carrefour Voie du Homet / Guillaume le Conquérant ;
  • Connexion quartier Fourches Charcot-Spanel – centre-ville ;
  • Continuité cyclable rue de l’Abbaye – Saline.

Semestre 2

  • Continuité cyclable avenue Millet ;
  • Continuité cyclable avenue Carnot ;
  • Reprise de la zone 30 Hameau Quevillon : études ;
  • Expérimentation : rond-point hollandais à Querqueville.
  • En 2025

Semestre 1

  • Traitement du rond-point Thémis ;
  • Connexion cyclable Avenue Amiral Lemonnier ;
  • Création zone 30 « Val de Saire ».

Semestre 2

  • Vélorue rue Asselin : études ;
  • Vélorue et évolution du plan de circulation rue Gambetta : études ;
  • Desserte cœur de ville ;
  • Extension zone 30 Équeurdreville-Hainneville.
  • En 2026

Semestre 1

  • Continuité cyclable Octeville / rue Joliot-Curie

Semestre 2

  • Continuité cyclable Avenue René Schmitt;

Continuité cyclable route des Fourches.

 

En résumé

Aujourd’hui

En 2026

31 km de linéaires cyclables

46 km de linéaires cyclables

5 zones 30

8 zones 30 dont  une repris eet une étendue. 

Soit 9 km² de zones apaisées

358 places de stationnement vélo

6 000 places de stationnement vélo sur l’espace public

 

Budget sur le mandat

  • Schéma directeur cyclable (dont Voie du Homet) : 6 400 000 €
  • Stationnement vélo : 650 000 €

Focus sur la voie du Homet

Cette future voie douce - permettant d’accueillir piétons et vélos - favorisera l’intermodalité en lien avec le Bus Nouvelle Génération et le pôle d'échanges multimodaux. La voie douce, qui reliera l’arsenal à la gare, offrira sur environ 2,7 km un beau parcours de balade en pleine ville. Vélos et piétons y seront les bienvenus.

  • La future voie douce reliera la gare aux pistes cyclables à l’ouest de la Ville mais fera le lien aussi avec le centre-ville et la Place Napoléon ; 
  • raccordera également la piste du boulevard de l’est ; 
  • connectera les quartiers de Cherbourg-en-Cotentin, notamment l’Amont-Quentin, les Fourches-Charcot-Spanel, les Provinces  avec le centre-ville …

Une voie douce pour tous

Les enjeux sont importants : ils concernent le développement des déplacements domicile-travail (vers Naval Group et la mairie notamment), du tourisme grâce à la jonction avec la Vélomaritime et l’accès à l’auberge de jeunesse, mais ils touchent aussi à la préservation de la biodiversité.

En effet, la maitrise d’œuvre engagée par la Ville intègre : 

  • un aménagement des talus et des ouvrages d’art,
  • une mise en lumière,
  • un inventaire de la biodiversité,
  • ainsi que les raccordements au réseau des voies existantes et les ouvrages de liaison…

Le prestataire choisi devra répondre au cahier des charges de la Ville qui inclut la concertation avec les associations impliquées dans la promotion des modes doux, comme Vélorution, Pignons-sur-rue ainsi qu'avec les habitants de Cherbourg-en-Cotentin.

Ce projet s’inscrit plus largement dans le schéma directeur vélo et mobilités, voulu par la municipalité.

Le montant global de l’opération s’élève à 4,9 M HT incluant la maitrise d’œuvre, les études et travaux.

La passerelle située avenue René Schmitt est accessible au vélo

La Ville a signé une convention avec le Conseil départemental de la Manche en charge de l'avenue René Schmitt (RD 409). Cette convention précisait notamment que la passerelle soit plus haute, plus large et accessible à tous. Elle respecte aujourd'hui les normes en vigueur dans sa construction et son accessibilité. La passerelle permet désormais le passage des poussettes et des vélos ainsi que des personnes à mobilités réduites. L'équipement dispose également d'un éclairage intégré.

Le projet en chiffres :

  • Longueur de la passerelle : 27 m
  • Largeur utiles : 2 m
  • Gabarit routier : 5,5 m
  • Rampes d’accès PMR et raccordement : environ 170 m

Le coût total de l’opération s’élève à 750 000 € TTC financés par la Ville et :

  • l’assurance maîtrise d’ouvrage à hauteur de 300 000 €,
  • la Région Normandie par le biais des Fonds Européens de Développement Régional, dans le cadre de la réponse de l’Union Européenne à la pandémie Covid-19 à hauteur de 230 000 €.
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