Dernière mise à jour : 20/06/2024

Jean-François Millet, peintre de "L'Angelus" et "Les Glaneuses", est né en 1814 à Gruchy, hameau situé à Gréville dans La Hague, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Cherbourg.

C’est à Cherbourg qu’il a reçu sa première formation artistique et qu’il a rencontré sa première épouse, Pauline Ono, fille de tailleur. La jeune Pauline décéda en 1844, trois ans après leur mariage, atteinte de tuberculose.

Pauline Ono en déshabillé est donc un portrait représentant sa première femme durant la dernière année de sa vie. Dans ce portrait, le suave raffinement de l’accoutrement oriental de Pauline constitue un émouvant écrin à son corps fatigué, sur lequel se lisent les signes de la progression de la maladie.

En effet, par le choix des couleurs, ocre pour la chemise et la peau, orangé pour le voile recouvrant les cheveux et colorant les lèvres de la jeune femme, Millet atténue la pâleur maladive de son épouse qui était brune et que l’on découvre en tenue foncée dans les portraits que peignait d’elle l’artiste avant que la tuberculose ne la gagne.

Par ailleurs, Pauline, malade, est magnifiée par le regard de son époux grâce au travail sur les drapés et la qualité des étoffes représentées. L’importance donnée aux tissus dans ce tableau rappelle aussi que le commerce des étoffes précieuses était florissant à cette époque. Ce portrait contraste avec un autre portait de Pauline exposé dans la même salle. Antérieur de deux ans au portrait en déshabillé, il représente Pauline Ono en robe bleue alors qu’elle était encore en bonne santé.

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