Dernière mise à jour : 20/06/2024

Philippe de Champaigne est né à Bruxelles mais effectue toute sa carrière en France. Il s’installe à Paris en 1621 et devient peintre officiel de Marie de Médicis, puis protégé du cardinal Richelieu et Marie Anne d’Autriche. Il a peint de nombreuses scènes religieuses, dont treize versions de l’Assomption sont connues à ce jour, un thème emprunté à la Légende Dorée de Jacques de Voragine.

L’Assomption de la Vierge a été peinte par l’artiste en 1643 pour la chapelle Tubeuf dans l’église de l’Oratoire à Paris, dont le décor a été dispersé après la Révolution française. À droite, un panneau représentait la Visitation (conservé au Pasadena Art Museum). Le panneau latéral gauche, aujourd’hui disparu, illustrait le songe de Joseph. La Nativité, huile sur toile conservée au Palais des Beaux-Arts de Lille, ornait l’autel de la chapelle.

Au centre du décor de la chapelle était disposé le panneau de l’Assomption de la Vierge, c’est-à-dire la montée de Marie au Ciel, âme et corps, sans avoir connu la corruption de la mort.

La figure de la Vierge se détache du reste de l’œuvre par la composition même du tableau. Le tableau étant destiné à orner le plafond de la chapelle, la Vierge y est placée au centre, en contre plongée, afin de créer un effet d’optique semblable à une élévation. De plus, le spectateur suit le regard de la Vierge, tourné vers le ciel, ce qui renforce le phénomène.

Par ailleurs, l’utilisation faite des coloris, fait de la Vierge, l’élément essentiel du tableau par sa tenue rouge et bleu qui contraste avec la blancheur pure des angelots, et l’arrière plan coupé de blanc afin de ne pas faire d’ombre à l’architecture même de la chapelle dans laquelle était accroché le tableau.

L’éclat des coloris utilisés pour peindre les habits de la Vierge et la luminosité du ciel confère à l’ensemble un caractère éminemment décoratif. Cette peinture est significative des compositions réalisées par Philippe de Champaigne à la fin des années 1630 dont l’objectif était de rivaliser avec le nouveau peintre du roi, Simon Vouet.

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